La notion de limite figure dans tous les programmes de mathématiques de la fin du secondaire. Or, nous sommes d’avis que, sans un long travail de mise en place d’images mentales liées à l’infini, au (...)
D’une part, l’étude de la géométrie de l’espace s’appuie sur des représentations planes de solides, et d’autre part on ne réalise de telles représentations qu’en s’appuyant sur des notions de géométrie. Ainsi, ces représentations entretiennent avec la géométrie un lien substantiel et constant. Elles vont des dessins d’enfants à la perspective centrale, en passant par les projections orthogonales et parallèles, c’est-à-dire du dessin naïf vers des formes de projection de plus en plus évoluées et complexes. Pour ces diverses raisons, elles constituent un fil conducteur intéressant pour l’apprentissage de la géométrie. Dans cet atelier, nous illustrerons ce point de vue par quelques questions jalonnant l’enseignement de la prime enfance à l’âge adulte.