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Les enjeux Filière éolienne Filière solaire Les problèmes de mise en oeuvre

3. Engagements et perspectives

 

Protocole de Kyoto

En 1997, le protocole de Kyoto a fixé comme objectif de réduire de 5,2% les rejets de gaz à effet de serre du monde vers 2010 par rapport à 1990. L’Union Européenne s’est engagée à une réduction de 8% de ses émissions pour 2010, et chacun de ses membres s’est vu attribuer son propre quota de réduction de ses émissions en tenant compte des particularités de chaque pays. Plus de la moitié des pays doivent réduire leurs émissions (Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Italie, Luxembourg, Pays-Bas), certains pays doivent stabiliser leurs émissions (France, Finlande), tandis que d’autres pays sont autorisés à accroître leurs émissions (Grèce, Irlande, Portugal, Espagne, Suède).

Pour cesser à l’horizon 2050, d’augmenter la concentration de gaz carbonique présent dans l’atmosphère, il faudrait diviser par deux nos émissions actuelles au niveau planétaire et donc les diviser par 3 à 5 dans les pays développés.

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L’Union Européenne et le développement énergétique durable

Au début des années 2000, la Commission Européenne a fait du développement des énergies renouvelables une priorité politique décrite dans le Livre Blanc « Energie pour l’avenir : les sources d’énergie renouvelable » et le Livre Vert « Vers une stratégie européenne de sécurité d’approvisionnement énergétique ».

La Commission s’est fixé comme objectif de doubler la part des énergies renouvelables dans la consommation globale d’énergie pour passer de 6% en 1997 à 12% en 2010. Cet objectif de doublement s’insère dans une stratégie de sécurité d’approvisionnement et de développement durable. Un effort particulièrement significatif doit être réalisé dans le domaine électrique. Au sein de l’Union Européenne, la part d’électricité produite à partir de sources d’énergie renouvelable devrait atteindre 22,1% en 2010 contre 14,2% en 1999. Cet objectif défini pour l’Europe des 15 a cependant été revu sensiblement à la baisse pour l’Europe des 25 qui devrait atteindre 21%.

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Ouverture du marché de l’électricité

Depuis le début des années 2000, le secteur de l’électricité connaît une profonde restructuration résultant de la Directive européenne CE 96-92. Cette Directive impose une gestion des activités inhérentes au transport de l’électricité indépendante de celles de production de l’énergie électrique. L’épine dorsale du réseau électrique reste uniquement le réseau de transport, géré dans chaque état par un gestionnaire unique désigné par le gouvernement concerné.

Une des conséquences de l’ouverture du marché de l’électricité est le développement d’une production décentralisée, sur la base d’unités de cogénération, de sources d’énergie renouvelable ou de production traditionnelle installée par des producteurs indépendants.

L’intégration dans les réseaux électriques des sources à énergie renouvelables, et plus particulièrement celles soumises aux aléas du climat telles que les énergies éolienne et solaire, et d’une manière plus générale de la production décentralisée va nécessité d’importants aménagements de ces réseaux, ainsi que la mise en œuvre de nouveaux équipements et de nouvelles méthodes de gestion. Le défi est de maintenir la fiabilité et la qualité de l’alimentation des particuliers et des entreprises en énergie électrique malgré la libéralisation du marché de l’électricité et l’utilisation croissante de sources à énergies renouvelables aléatoires.

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Perspectives technologiques

Il est difficile d’identifier les technologies qui joueront un rôle déterminant à l’avenir dans le cadre de la lutte contre l’effet de serre. Un système énergétique futur à faibles émissions de gaz à effet de serre reposera probablement sur une combinaison d’énergies, de vecteurs et de convertisseur d’énergie qui revêtira des formes différentes dans les diverses régions du monde.

Il est cependant possible de cerner quelques tendances de notre futur énergétique :

  • Un accroissement de la part des énergies renouvelables est prévisible, mais son importance dépendra de la réduction de leurs coûts et des progrès réalisés dans le stockage massif de l’électricité qui permettrait d’intégrer dans les réseaux électriques de grandes quantités de productions discontinues et éparpillées. A long terme, il est cependant peu probable que chacune des sources d’énergie renouvelable dépasse 10% de l’approvisionnement mondial en énergie, mais d’après les plus prévisions les plus optimistes leur combinaison pourrait leur permettre d’atteindre 30 à 50% du marché vers le milieu du siècle (au début des années 2000, l’ensemble des énergies renouvelables représentent une dizaine de % de la production énergétique).
  • Les énergies fossiles seront encore utilisées durant plusieurs dizaines d’années en favorisant les énergies à contenu carboné faible tel que le gaz. Cependant la capture et le stockage du gaz carbonique dans des conditions économiquement supportables constitue la seule option technologique susceptible d’autoriser un usage des ressources fossiles tout en limitant la concentration en CO2 dans l’atmosphère, et en attendant des évolutions technologiques importantes.
  • L’énergie nucléaire ne génère pas de CO2, à l’exception du CO2 émit lors de la construction des centrales et de l’enrichissement de l’uranium consommé dans les centrales. Ce type d’énergie continuera à être développée dans un certain nombre de pays, dont la France, moyennant un traitement satisfaisant de la gestion des déchets, le développement d’une nouvelle génération de réacteur plus sûr, puis à long terme le développement de la fusion nucléaire dont les perspectives se situent cependant bien au-delà de 2050.
  • Le développement des piles à combustible pourrait permettre le développement d’une « économie de l’hydrogène ». La production d’hydrogène ne génère pas de CO2 si l’hydrogène est produit à partir d’énergies renouvelables, nucléaire ou fossiles avec séquestration du CO2. Les Etats-Unis, qui n’ont pas ratifié le protocole de Kyoto qu’ils considèrent trop contraignant pour leur économie, ont lancés en 2003 un ambitieux programme de recherche visant à réduire le coût de la production d’hydrogène tout en maîtrisant les émissions de gaz à effet de serre, de maîtriser son stockage et de réduire le coût de la pile à combustible.
  • Enfin, la maîtrise des émissions de gaz à effet de serre ne pourra se concrétiser sans des progrès importants de l’efficacité énergétique dans les secteurs du bâtiment, de l’industrie et des transports. L’enjeu est d’utiliser moins d’énergie pour satisfaire les mêmes besoins.

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Responsable : Benoît Robyns | Réalisation : Sophie Labrique | © e-lee.net