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Comme l’a fait remarquer le professeur Jean
Bernard, avant de les appliquer on a comparé les méthodes d’analyse
du sang à d’autres approches susceptibles de donner les mêmes
résultats.
Les migrations indo-européennes ou indo-aryennes et les migrations
des Vikings ont été remarquablement explorées
par les linguistes. Le professeur Georges Dumézil écrivait
qu’on pouvait observer des vestiges d’une même conception du monde visible
comme de l’invisible qui devaient donc se retrouver d’un bout à l’autre
de l’immense territoire conquis dans les deux derniers millénaires
avant notre ère (il s’agit des invasions indo-européennes) par
des hommes qui donnaient le même nom au cheval, au roi, à la
nuée, aux dieux. On a eu l’occasion de suivre parfois pendant
des millénaires les aventures d’une même idéologie dans
huit ou dix ensembles humains qui l’ont conservée après leur
complète séparation.
L’étude du sang va confirmer les constatations, les intuitions des
philologues, des historiens des civilisations en montrant la permanence des
caractères sanguins au long des migrations. Le sang traverse
les générations.
L’homme qui parcourt continents et océans grossit, maigrit, pâlit,
brunit. Son sang reste le même. Cet homme s’arrête
sur une terre lointaine. Il s’établit. Des enfants naissent
dont la mère est tantôt une femme venue avec le voyageur, tantôt
une femme des terres lointaines. Dans le sang de toute la descendance
vont se transmettre certains caractères du sang du père, de
l’aïeul immigré.
Les Vikings suivent deux routes :
- La route septentrionale les conduit au VIIIe et au IXe siècle en
Ecosse, en Irlande, en Islande, au Groenland, au Vinland qui est très
probablement une région de la côte Canadienne.
- La route méridionale avec diverses variantes porte les vikings en
Normandie, dans les eaux poitevines, et par-delà le détroit
de Gibraltar, en Espagne et en Italie du sud et notamment en Sicile.
Les Varègues venant aussi de Scandinavie
et proches parents des Vikings, traversent en tous sens l’Europe orientale,
contribuent à Kiev à la naissance de la Russie, atteignent
la Mer Noire, découvrent le monde byzantin, vont chercher la soie
chinoise en Perse et jusqu’à Bagdad.
De patientes études ont déterminé
les fréquences respectives de divers facteurs du système
HLA dans les populations de toute l’Europe jusqu’en Islande, du Proche-Orient
et de l’Inde.
Déjà, certaines analogies sont importantes. Ainsi la
fréquence respective des divers sous-groupes HLA est à peu
près la même en Islande et en Scandinavie : les Islandais sont
beaucoup plus proches des Norvégiens que des Celtes.
Par après, on établit la carte des déséquilibres.
Ainsi le déséquilibre HLA – A1 / HLA – B8 est très important
dans toute l’Europe de l’Ouest et au Moyen-Orient. Il est probable
que les mélanges de populations, les fusions aboutissant à
la coexistence de facteurs très différents se sont faits dans
ces régions.
En revanche, en Inde, bien que les deux facteurs soient présents dans
des populations différentes, il n’y a pas de déséquilibre
notable.
La méthode permet de reconnaître le point de départ de
la migration, l’Inde, de suivre au Moyen-Orient, en Europe, la traînée
du déséquilibre, témoin des grandes migrations indo-européennes.
Le déséquilibre est faible au Pays basque et absent en Sardaigne.
La grande migration a donc épargné les deux populations.
La même méthode a été appliquée aux expéditions
des Vikings. La migration venant du nord est liée au déséquilibre
HLA – A4 / HLA – B7.
Plusieurs déséquilibres peuvent exister simultanément
dans certaines régions. Ainsi, au Danemark coexistent le déséquilibre
HLA – A1 / HLA – B8 qui doit correspondre à la migration indo-européenne
et le déséquilibre HLA – A3 / HLA – B7 qui traduit l’expansion
nordique.
Le deuxième exemple de ces confirmations
est l’étude de hémoglobines anormales.
Le globule rouge qui vit 120 jours est un véritable sac qui contient
trois cents millions de molécules d’hémoglobine.
Il existe différentes sortes d’hémoglobine : à l’état
normal on distingue l’hémoglobine A, l’hémoglobine A2 et l’hémoglobine
F, mais il existe de nombreuses hémoglobines anormales dues à
des modifications des structure de la globine suite à des mutations
et qui peuvent être asymptomatiques ou causer des hémolyses.
Ces hémoglobines anormales seront présentes dans le sang de
certains peuples. Ainsi, l’hémoglobine E est présente
dans le sang des Cambodgiens et de l’ensemble du peuple Khmer. C’est
aux 12e et 13e siècles que l’empire Khmer est le plus étendu.
Il englobe la basse plaine et le delta du Mékong, le Laos, la Thaïlande,
une partie de la Malaisie et du Vietnam actuel. C’est dans ces régions
que l’on rencontre de nombreux monuments, notamment à Angkor, mais
aussi bien au-delà des limites du petit état Cambodgien actuel.
La géographie de l’hémoglobine E, la géographie des
monuments de l’art Khmer sont à peu près superposables, d’où
concordance entre l’archéologie et l’hématologie.
Mais il existe des problèmes non encore
complètement résolus. L’un des plus importants est celui
du peuplement des Amériques.
Les faits clairement établis sont rares. Les documents écrits
ou gravés sont très peu nombreux et relativement récents
pour les Mayas et le Mexique proprement dit. Ils manquent complètement
(ni livres, ni inscriptions) pour le Pérou et l’Amérique andine.
Des recherches souvent ardues ont pu montrer que les Indiens d’Amérique,
les Amérindiens (les Peaux-Rouges de notre enfance) sont d’origine
asiatique, venus probablement il y a quelque 50.000 ans lors des dernières
glaciations. A ce moment, du fait de l’abaissement du niveau des océans,
à la place du détroit de Behring se trouvait un isthme très
large, la Behringie, qui mesurait plus de 1000 Km dans son axe Nord-Sud et
était un lieu de passage entre la Sibérie orientale et l’Alaska.
L’étude des facteurs sanguins montre de façon assurée
que les Peaux-Rouges sont venus de l’Est.
Déjà l’étude du facteur Diego dont nous avons
parlé précédemment apporte un premier argument.
Il est trouvé chez les Indiens du Venezuela, retrouvé en Chine,
en Mongolie, dans de nombreuses tribus d’Amérique du nord et d’Amérique
du sud, depuis le nord-ouest du continent américain jusqu’au Brésil.
Ce facteur Diego est fréquent dans les populations d’Asie orientale
(Chinois, Japonais, Coréens, Sibériens).
En deuxième lieu, le facteur Rhésus.
En Europe occidentale, le facteur Rhésus est présent chez 85
% de la population sauf chez les Basques où il est de 60 % de Rh-.
Chez les Mongols, il est de 99 %. Les Amérindiens sont presque
tous Rhésus positif (99 à 100 %).
Pour le système ABO on trouve des personnes appartenant au groupe A,
au groupe B, au groupe AB, au groupe O dans toutes les populations d’Europe,
d’Asie, d’Afrique. La situation est toute différente pour les
Amérindiens qui appartiennent tous au groupe O. Quant aux groupes
HLA ils sont peu diversifiés.
Les linguistes ont étayé ces
hypothèses. Le professeur Dumezil a publié un travail
ayant trait à la façon dont on écrit et dit, la manière
dont on désigne les premiers nombres un, deux, trois, quatre, cinq
dans la langue mongole et dans celle des indiens d’Amérique.
Cela montre encore la similitude des constatations faites entre deux disciplines
si différentes que l’hématologie et la linguistique.
Quelles sont les explications qui pourraient être fournies pour prouver
la présence exclusive du groupe O ?
Jean Bernard avance deux hypothèses.
1. Une pression infectieuse qui impliquerait une inégale sensibilité
à telle ou telle infection des personnes appartenant au groupe O, au
groupe A, au groupe B.
2. La deuxième pression est immunitaire et liée aux conflits
qui se font pendant la grossesse entre mère et enfant quand le père
et la mère appartiennent à des groupes différents. Le
groupe O qui entraîne l’apparition chcz celui qui le porte, en cas
de conflit, de puissants anti-A et anti-B, tend à éliminer les
groupes A et B dont la fréquence est condamnée à diminuer
progressivement au fil des générations.
Les premiers Asiatiques qui arrivèrent
il y a 40 ou 50000 ans dans le nouveau monde trouvèrent un continent
inhabité. De cette absence, pendant des millénaires,
d’infections graves, témoigne la fragilité des Amérindiens
aux infections apportées par les envahisseurs européens.
Dans un deuxième temps, les hématologues ont été
conduits non pas à découvrir la vérité dans un
problème mal résolu mais à dépister des erreurs.
Première erreur : celle dont nous avons déjà parlé,
le travail de Jean Dausset à l’île de Pâques montrant que
le peuplement venait de la Polynésie et non de l’Amérique comme
Thor Heyerdhal avait voulu l’établir.
Une autre erreur a été corrigée par Jean Ruffié,
professeur d’anthropologie au collège de France. Elle concerne
une population très singulière, les Ainu. Ils ont été
découverts par le grand explorateur français La Pérouse,
au printemps 1787, dans la grande île d’Hokkaïdo tout au Nord du
Japon. Ils sont blancs comme les Européens, leurs yeux sont
gris, ils sont barbus et velus. Ils sont fiers de leur barbe et les
femmes, pour affirmer leur appartenance au groupe Ainu, portent une moustache
tatouée.
Jean Ruffié a étudié les groupes sanguins, le système
HLA des Ainus et établi que contrairement à ce que croyait
La Pérouse et à ce que croyaient les savants japonais du début
du siècle, les Ainus ne sont pas des blancs, mais des jaunes, des
protomongols. Ils ont des caractères sanguins proches de ceux
des mongols. Ils sont très vraisemblablement différents
des asiatiques actuels, de vieux asiatiques. Ils sont sans doute les
derniers survivants des populations qui peuplèrent l’Asie orientale
avant l’arrivée des mongoloïdes actuels.
Mais il persiste des problèmes non résolus.
L’un d’eux est celui du peuplement de Madagascar.
Au 10e siècle de notre ère, des navigateurs venus de Malaisie,
du sud du Cambodge, ont traversé l’Océan Indien et sont venus
peupler Madagascar. L’hémoglobine E n’a pas été
trouvée dans le sang des Malgaches.
L’hémoglobine E existe en Afrique du Sud où les premiers colons
arrivèrent au 18e siècle. On a ainsi été
conduit à placer la naissance de l’hémoglobine E en Asie entre
le 10e et le 18e siècle, c’est-à-dire à une période
récente. Il s’agirait peut-être d’une mutation.
Cela nous amène à parler de la pathologie de l’hémoglobine.
Ces maladies résultent d’une mutation dans la structure de la globine.
Les hémoglobines anormales sont désignées par les lettres
C, D, E,G, H, S, etc…
Pour les homozygotes (deux gènes allèles identiques) la lettre
de son hémoglobine est répétée : C/c, S/s, etc…
Pour les hétérozygotes (deux gènes allèles différents)
on donne les lettres des deux hémoglobines présentes : A/S,
A/H, etc…
Les maladies de l’hémoglobine causent des hémolyses qui vont
provoquer des anémies de gravité diverse.
La première anémie atteint des
jeunes enfants nés aux Etats-Unis mais appartenant à des familles
venues d’Italie, de Grèce, du Proche-Orient, du pourtour de la Méditerranée.
Elle est dès lors appelée anémie méditerranéenne
ou thalassémie (mélange d’HbS, HbA2 et HbA).
La seconde anémie est appelée anémie à globules
rouges en forme de faucille (falciforme), en grec, drépanocytose.
Elle est fréquente en Afrique occidentale, en Afrique centrale, en
Afrique orientale. Elle ne dépasse pas le fleuve Zambèze
au sud. C’est l’hémoglobine S qui est surtout en cause.
Le territoire où l’on trouve cette anémie correspond au territoire
du bœuf Zébu avec la même limite méridionale, le Zambèze.
Le berceau de cette maladie ne serait ni l’Afrique, ni le sud de l’Inde,
mais la péninsule arabique, le territoire correspondant au Yémen
actuel.
L’anomalie de l’hémoglobine, si désavantageuse
d’un côté, est avantageuse de l’autre. C’est ce qu’on
a appelé le polymorphisme équilibré. Les personnes
qui ont reçu l’anomalie de leurs deux parents mourront presque tous
d’anémie ; ce sont les homozygotes. Les personnes qui
ont reçu l’anomalie d’un seul parent, l’autre parent transmettant
l’hémoglogine normale, sont des hétérozygotes.
Or les hétérozygotes sont avantagés par rapport aux
populations normales du fait que l’hémoglobine S résiste au
paludisme. Donc, les personnes qui ont reçu d’un parent l’hémoglobine
S, d’un autre parent l’hémoglobine normale A (hétérozygotes
AS), n’ont pas d’anémie et résistent au paludisme.
Jusqu’à présent nous avons parlé
des caractères innés, héréditaires, mais on peut
aussi essayer d’étudier les caractères acquis.
Nos lointains aïeux apparaissent au paléolithique supérieur
il y a environ 40000 ans. Ce sont les premiers hommes de l’espèce
Homo Sapiens. Ils vivaient dans la forêt en contact étroit
avec les animaux et leurs parasites ; leur sang porte les traces de
ces parasitages : l’éosinophilie. Par contre, on n’observe pas
de carence du fait que les groupes sont peu nombreux et en errance constante.
Des milliers d’années passent, on arrive à la révolution
néolithique du septième millénaire. L’homme quitte
la forêt et se met à cultiver. Ce sont des périodes
de dictature assez rude et pour des raisons commerciales, économiques,
les dictateurs, les souverains préfèrent qu’on cultive une
seule céréale ayant un bon rapport : c’est souvent le riz.
C’est ce qu’on appelle la monoculture de commercialisation. Toute baisse
imprévue du rendement va entraîner des carences alimentaires
totales ou partielles. Ce sont les anémies de carence qui sont
au premier rang : carence en fer, en protéines, en vitamines du groupe
B, particulièrement l’acide folique.
Il se passe encore quelques milliers d’années
et on arrive à l’époque des sociétés industrielles.
Dans les usines, les ouvriers sont exposés à des substances
chimiques et arrive un nouveau désordre sanguin par insuffisance du
sang et de la moelle : le nombre de globules blancs (surtout les polynucléaires)
diminue ; on observe des insuffisances de production, de maturation
de tous les globules du sang et des plaquettes par altération de la
moelle osseuse.
On voit que des liens s’établissent entre les civilisations, les cultures
et l’état du sang.
Voyons quelques exemples montrant cette relation
assez étroite entre les données culturelles et les caractères
du sang.
Premier exemple qui pourrait s’appeler l’histoire
des enzymes qui comprend trois chapitres :
Premièrement : les noirs de Californie souffraient il y a une quarantaine
d’années d’un paludisme très grave. Pour les protéger
on essaya une prévention par un médicament voisin de la quinine
appelé Primaquine. Les résultats ne sont pas mauvais
pour ce qui est de la prévention mais 5 à 10 % des personnes
recevant ce médicament souffrent d’une anémie hémolytique
d’une très haute gravité, quelquefois mortelle et manifestement
due au médicament.
Deuxièmement : dans les îles méditerranéennes,
en Sardaigne, en Sicile, lorsque les habitants d’une certaine région,
les membres de certaines familles, consomment des fèves, nourriture
habituelle de ces régions, ils souffrent d’une anémie hémolytique
grave, parfois mortelle, le favisme.
Troisièmement : dans certaines familles israéliennes on a observé
que le garçon second né est atteint d’une anémie hémolytique
très grave. On a cru d’abord avoir affaire à un conflit
rhésus ou de groupe sanguin, mais les groupes sanguins étaient
les mêmes chez la mère, le père et l’enfant. Par
après, on s’est aperçu que cet accident survenait quand l’enfant
était enveloppé avec les langes qui avaient servi à
son frère aîné l’année précédente.
Ces lange avaient été protégés des mites par
la naphtaline.
On a compris que l’anémie hémolytique
des californiens, des siciliens, des sardes et des bébés israéliens
avait la même cause, l’absence d’une enzyme, la G-6-PD, la glucose-6-phosphate
déshydrogénase et qui présente une fragilité à
l’agression par des substances extérieures.
Pour la théorie de ces observations, n’est-il pas remarquable de penser
que ces défauts enzymatiques existent depuis des générations
et des générations et qu’il faut l’économie culturelle,
un médicament, un habillement, un produit ménager, pour révéler
ce défaut enzymatique de certains globules rouges. Pendant des
millénaires ce désordre existait mais n’avait pas de conséquence.
Avec les changements des coutumes, les progrès de la culture, le désordre
cesse d’être inoffensif.
Le deuxième exemple de cette relation
entre les données culturelles et les caractères du sang est
celui du Liban où existent des relations entre la religion et le
sang. Elles ont été étudiées par Negib
Taleb, doyen de la faculté de médecine de Beyrouth et Jean
Ruffié. Les habitants du Liban ont tous la même origine
: il y a plus de deux mille ans c’étaient des bédouins du désert.
Depuis lors ils se sont séparés en de nombreuses familles religieuses.
On compte vingt quatre communautés religieuses qui n’ont pas le droit
de se mélanger. Ces hématologues ont étudié
cinq populations chrétiennes respectivement maronites, grecs orthodoxes,
grecs catholiques, arméniens orthodoxes et arméniens catholiques,
et trois populations musulmanes respectivement sunnites, chiites, druzes.
Fait remarquable : chacune de ces communautés a un profil sanguin particulier
; il y a donc un lien entre la religion et le caractère sanguin.
L’explication est dans ce qu’on appelle l’endogamie.
Depuis plus d’un millénaire les impératifs religieux interdisent
le mariage hors d’une communauté définie : un garçon
druze n’avait pas la possibilité d’épouser une fille maronite.
Les barrières religieuses ont enfermé chaque population, ont
empêché l’échange des caractères sanguins.
Le troisième exemple est celui des
Basques dont le profil sanguin est en rapport avec le droit coutumier
et le langage.
Le sang des Basques se distingue par la fréquence très élevée
du groupe O, une fréquence très faible du groupe A et presque
nulle du groupe B et une fréquence très élevée
du groupe Rh négatif (la plus forte fréquence connue dans le
monde).
Il y a un droit basque différent du droit romain qui s’est maintenu
dans le moyen-âge assez longtemps. Il est particulier en ce sens
qu’il reconnaît l’égalité des sexes en cas d’héritage.
Le droit d’aînesse est intégral. Autre corrélation
remarquable : une langue basque particulière a laissé des traces
sous forme de toponymes, de suffixes toponymiques.
Jean Bernard et Jean Ruffié ont étudié
les caractères sanguins des populations qu’on peut appeler d’extrême
occident. Le Finistère, le Pays de Galles, le nord de l’Ecosse,
l’Irlande. On y retrouve des caractères sanguins communs avec
ceux des basques et la même attention portée à la primauté
féminine. L’étude des anciennes sociétés
montre le rôle essentiel des femmes, des mères. Les structures
de ces sociétés sont matriarcales. Les Celtes, puis les
romains venus plus tard, vont apporter un système bien différent
qui va reléguer la femme dans un état d’infériorité
morale et sociale.
A suivre.
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